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BONJOUR........ jnd ..hr = k ......HELLO...... SALAM ALEIKOUM .......BUONGIORNO......... NAMASKARA .... BUENOS DIAS.....

"La vie est un songe "Calderon de La Barca
" L'existence est un éternel retour" F.W. Nietzsche

 SITE OFFICIEL DE L'AUTEUR :Petit voyage aux pays de la FEMME,célèbre et inconnue,du sud et d'ailleurs,au MAROC ,en EGYPTE ,celle d'hier et d'aujourd'hui ....et en d'autres paysages intérieurs de DEMAIN.... Jean POUMAREDE peintre (FRANCE)tél:0684794218....

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Mise à jour 16 septembre 2021

 

........La mythologie de Jean Poumarède n'est pas le pays des essences pures .Le monde y est fait d'instants ciselés
d'images perdues au fond de l'air .Au bistre de la  terre répond la blancheur du temps sous diverses formes de ciels
rougis. L’air supérieur du mythe se condense de façon à être inflammable.
......La  « disproportion de l’homme » que Pascal évoque dans les Pensées  est visible à travers le rapport du réel et
de la mythologie non pour renouveler le second mais pour interpréter le premier. C’est là une trêve pendant laquelle
la vue, cessant de se porter au plus ras, radiographie ce qu'il en est des rapports humains (amour, vieillesse, etc.).
Jean Poumarède a donc l'art de repasser par la chimère pour relire le réel dans une dramaturgie entremêlée entre
le passé et le présent au sein d’équilibres subtils. Le second peut remonter à la surface parce cette remise en scène
car les fables les plus anciennes nous ont appris la puissance « évidante » de leur force.  Le beau "mensonge" du
mythe apparaît comme la réplique aux assauts du réel afin d'en signifier l’âme au détriment des apparences qui
tombent en anémie par cette mise en abîme.  Dans une telle figuration nous nous retrouvons nous-mêmes comme
des somnambules qui  parcourent le temps mixte. L’oubli n'est plus le lien que la nuit ne saurait dénouer. La
mémoire s’épanouit là où Jean Poumarède coupe le fil des fièvres que le réel échange avec son leurre.  Par son
intrusion le mythe devient grille de lecture, il s'insurge contre nos conforts par ses anachronismes.
..........L'artiste sait que la "vraie" réalité est toujours par delà le réel. Le mythe en affile les sensations en les
englobant dans son flux par saisies, étreintes, dérives et saillies. La fluidité de la peinture figurative devient le
relais ou le palier qui contient et gradue l'énergie informelle qui s'y déploie dans une dramaturgie ouverte à la seule
appréhension de l'inconnu dans le connu. Dès lors entre le chemin du bien et celui du mal, entre celui du présent et
de l'avenir le peintre tend un miroir qui ne reflète aucun des deux côtés.  Il devient le foyer de création d'autres
images.
..........Il s'agit d'entrer dans l'intime barbarie des relations humaines, de corriger le un avec le deux et de soigner  le
tronc plus que le fruit. De là naît une certaine contemplation mystique du monde. Etre mystique c’est se laisser
dévorer vivant pour ne plus tomber nez à nez avec la mort que l'on se donne ou qui nous est donné.
........La mythologie façon Poumarède n'est donc plus le monde des songes où vogue la barque de Charon .C'est une
manière de montrer les hauts fonds de notre époque et de tenter d'y découvrir un asile dans la lumière.
.......L'artiste équilibre les reflets, ajuste les distances. Son travail devient le dehors où le dedans s'exile pour se voir :
il est le retournement par la mémoire ancestrale qui taraude le réel ainsi revisité. Les eaux grincent, les pierres sont
molles. Le pied de l'homme s'empêtre dans la jambe qui cède.Et le bras tombe dans le vide à côté.
 ..... C'est le règne de la présence et de la temporalité sans cesse renouvelées.Le monde est présent à l’être et l'être
est présent au monde que parce qu’il fait lui-même partie du mythe.
........Ce que son regard voit du monde n’est pas forcément dans le monde. Jean-Paul Gavard-Perret